vendredi 25 décembre 2009

Jouyex Oëln


Je l'ai dans le désordre, mais c'est déjà pas mal. D'abord, on a ouvert le champagne, c'est bien le champagne, c'est signe de fête. Après on a mangé des toasts, c'est bien les toasts, c'est signe de fête.
Après, on a regardé le foie du canard qui s'est vu mourir en se faisant goinfrer. Non content de le regarder, on a mangé le foie, qui était fondant, même qu'on aurait dit du beurre, alors peut être que l'année prochaine, au lieu d'un foie, on mangera des mottes de beurre (ça c'est ce que je me suis dit mais j'ai pas osé en parler, de peur de plomber l'ambiance trop festive).
Après le poisson mort, qui était particulièrement délicieux pour un poisson mort (cela dit, vivant, je ne pense pas que cela soit très bon, et puis ça fait assez mauvais genre), nous avons mangé des choses venues d'Italie, c'est dire si c'était bon. Pendant ce temps, on était loin de se douter que le pape faisait un happening avec Michael Youn déguisé en déséquilibrée qui fait perdre l'équilibre juste avant la messe de minuit, qui pour d'obscures raisons d'horloge (même si je soupçonne un rendez-vous pris de longue date au Purgatoire (un club SM de la banlieue du Vatican)) se déroulait à 22h ; personnellement, vu que je ne cherche jamais midi à 14h, je vais pas m'emmerder à chercher 22h à minuit non plus.
Bref, après le truc italien, on a échangé nos cadeaux, on a dit qu'on était content, car les commandes passées par internet sont arrivées dans les temps. On a dit qu'on allait changer certains trucs, rapport que c'est moche mais on le dit pas. Puis nous sommes allés au lit, regarder les toiles sans penser qu'il y a trop de gens malheureux sur Terre, car le foie était bon.

Joyeux Noël.

dimanche 6 décembre 2009

Le myopathe est mou du genou

Oui, cette année, on peut le dire, le myopathe est mou du genou. Avec 5 millions d'euros récoltés en moins rapport à l'année dernière, on peut le dire, le spectacle n'a évidemment pas rassemblé les français autour du petit Jean-Louis dit "roues d'acier". Outre une conjoncture qui ne favorise pas l'envoi de pognon à droite à gauche, on peut penser que M. Bergé, avec sa surenchère à la générosité, a plombé le moral des joyeux donateurs. Cela dit, je ne pense pas vraiment que cela soit avéré.
Car autant le dire, le français a le choix entre :
  • une petite tête blonde reposant sur un dossier de siège qui à la question "tu es content Quentin ?" répond "ha hein 6 - 7" et Nagui de reprendre "oui, si vous voulez que Quentin continue à être heureux, faites le 36-37",
  • Line Renaud qui tremblote, qui vocifère et qui s'énerve après les pouvoirs publics qui ne prennent pas en compte cette maladie qui progresse et qu'il faut donc stopper en se mettant une capote sur la bite (et Line de montrer comment faire cela avec la bouche), ou alors en faisant attention aux seringues refilées dans les boîtes (témoignages recueillis au club "Rectal Fatal" a l'appui) ...
Bref, entre Bobby le petit enfant au fauteuil magique et Robert le monte en l'air, le français s'oriente vers le gentil petit homme qui a priori n'a rien demandé à la fée qui s'est penchée sur le berceau. Voilà l'histoire, selon moi, rien de plus à ajouter à la polémique lancée, mais juste un certain pragmatisme qu'il faut parfois assumer.

samedi 28 novembre 2009

Nesquik

Je pensais au slogan de l'époque, Nesquik on en a une énorme envie. Moi aussi parfois, j'ai une énorme envie, et pour le coup, c'est pas simple de se retenir. Je vous avais déjà conté ma discussion avec David, ce cher David, et à mon angoisse terrible qui m'habite parfois, à l'idée d'imploser suite à la rupture des intestins et du colon incapables de retenir la pression. Cette semaine fut marquée par ma mise en danger, consciente et stupide, retenant mes incessantes envies que je ne pouvais assouvir dans ce métro tout aussi plein que mon tube digestif. Ce fut horrible, mais j'ai repoussé mes limites. Aujourd'hui je vais mieux, et j'ai gagné en humilité.
Promis, bientôt je reviendrai sur des sujets de fonds pour délaisser des sujets de fondements sans fondements.

mardi 10 novembre 2009

Le petit Mohamed

Là vous vous dites : "ça y est, il craque ...". Ben non, je vous rassure. Je ne craque pas, je regarde juste les informations de temps en temps (surtout le journal de Jean-Pierre Pernault Ricard, qui ne roule pas en Renault, mais on s'en fout de l'orthographe). Et j'entendais parler de l'affaire du petit Gregory, vous savez, ce pauvre enfant disparu il y a 25 ans au cours d'une tragique séance de natation synchronisée. Oui, vous avez bien lu, il y a 25 ans, ce qui fait de l'eau qui a pas mal coulé sous les ponts.
Pour ceux qui ne suivent pas, ce petit homme a été retrouvé noyé, il y avait un corbeau qui envoyait des lettres et des messages sonores (pas de mp3 à l'époque, ni de sms ...), et un type qui a tué d'un bon coup de fusil un gars qu'il pensait le meurtrier du petit enfant. Bref, ça frite en Sologne, ça dénonce pas mal, c'est du sport, et ça tient en mauvaise haleine pas mal de français, dont moi, tout petit que j'étais, mais déjà pleinement décidé à embrasser une carrière d'eunuque adepte de la natation synchronisée.
25 ans plus tard, la science ayant fait de grands progrès, on décide d'analyser tout ce que l'on peut trouver d'ADN, et moi de frissonner à l'idée de connaître un jour le maître nageur du petit Gregory. Et tout d'un coup, je me suis dit que la France s'est émue du petit Gregory, car un jour en classe, on a tous eu notre Gregory : ce gentil petit garçon au regard espiègle, gentil et attendrissant derrière ces petites bouclettes et son sourire d'ange. On aime bien le Gregory, car le Gregory est forcément sympa, contrairement au Xavier (le Xavier pique les gommes) ou à Vincent (lui, il triche aux billes) ou à Sébastien (lui, c'est le fumier qui cache sa copie dans les interros). Bref Gregory est sympa, et le retrouver noyé, c'est les boules.
D'où cette question à laquelle je n'ai aucune réponse : le petit Gregory aurait-il tenu 25 ans s'il s'était appelé Mohamed ou Désiré ?

dimanche 11 octobre 2009

Putain ça use


Ouais, ça use. La semaine dernière, après avoir mangé du pain à zime (un pote indien) au cours d'une petite communion dominicale, j'ai décidé de prendre les jambes à mon cou, et les baskets aux pieds, j'avais donc les baskets au niveau des oreilles.
Par une subtile gymnastique, j'ai baladé pendant 20 km. C'était assez long, sans musique dans les oreilles, on trouve le temps bizarrement pas court. Je me suis dit qu'en allant plus vite, je m'emmerderais moins, alors c'est ce que j'ai essayé de faire. En fait, ça a rien changé, je me suis emmerdé tout autant que mes camarades de course, qui étaient beaucoup plus pressés que moi apparemment.
A la fin, on m'a dit bravo, et j'ai récupéré un truc en feraille pour me témoigner plein de gratitude à avoir parcouru la distance. J'ai eu droit à de la compote aussi, c'est bon la compote. Après, j'ai eu les extrémités toutes bleues, ce qui est assez joli apparemment. Et puis je suis redevenu rose normal, c'est plus conventionnel, et on passe un peu moins pour un intrus.

mercredi 7 octobre 2009

Charles Antoine Léonard : anatomie d'un connard


Je l'avais pourtant bien dit, moi vivant, jamais. J'avais du dire cela à mon doigt, qui a du partir précipitamment pour ne pas être en retard au travail. L'issue n'était plus soumise à la raison, et j'ai du céder à l'intolérable déterminisme entourant la chose faible que je suis.
Le truc est arrivé, avec calme et sans aucune mauvaise intention apparente, c'est mignon. Il regarde à droite, à gauche, et a très rapidement décidé de se détendre en faisant des tractions sur tout support présentant des prises dans lequel il pourra planter ses jolies papattes. Il a sans doute plein de choses à dire, vu la fréquence de ces interjections qui ponctuent mes activités, le problème, c'est qu'il est sourd, ce qui biaise un peu les discussions (véridique, c'est assez marrant et parfois bien pratique).
Plus que tout, cette saleté poilue aime le jardinage, elle doit être issue d'une lignée de grands paysagistes. Tous les matins, c'est avec une certaine joie d'artiste convaincu qu'il me présente sa dernière oeuvre (toujours la même) intitulée "le déterrage du draceana" ... C'est super, je suis content. Mais non, regarde, c'est mignon. Oui que je réponds, avec de la mayo et des frites, ça doit être aussi mignon qu'un filet ...

samedi 19 septembre 2009

District 9


Ah, ça faisait longtemps. Je suis parti hier soir dans une salle pour regarder un film qu'il est quand même pas mal, enfin je crois, alors voilà de quoi qu'il est question.

The story
C'est l'histoire de gus assez cools qui viennent d'une autre galaxie, un peu comme capitaine Flam, et qui sont tombés en panne avec leur gros vaisseau. Tombés en rade verticale Johannesbourg, déjà que c'était compliqué il y a quelques temps entre humain, je serai un voleur si je vous disais que tout se passe bien. Comme ils sont en rade, ils peuvent pas repartir, et comme ils étaient mal en point, on leur a piqué leurs armes, rapport que comme cela, ils peuvent pas s'énerver.
Bref, les crevettes sont parquées dans le District, qu'ils appellent District 9, ce qui ferait un bon titre pour un film. Parqués comme des sardines, les crevettes doivent être déménagées dans le District 10, ce qui est pas con comme nouveau nom.
On suit tout au long du film l'histoire du gars qui supervise le déménagement, mais qui va se retrouver un peu comme l'autre dans la mouche, c'est-à-dire qu'il se transforme au cours du film en crevette, d'où l'angoisse du tournera-t-il sa carapace.

Mon avis sur la question
Filmé caméra à l'épaule, il est bon de ne pas avoir trop bouffé avant d'aller voir le merdier. Car ça bouge beaucoup, et comme c'est quand même légèrement dérangeant parce que le gars dégueule, parce qu'il se fait percer le bide et autre machin. Sinon, j'ai trouvé le film bien foutu, avec la subtile allégorie du comment que j'aime l'étranger. Sinon, les Nigérians sont des salauds, en tout cas c'est ce que dit le film.
Je déconseille quand même d'aller le voir trop tôt, rapport qu'il n'y a pas de limitation d'âge, et franchement, il y aurait moyen d'avoir une bonne génération de débile à la vue d'un tel film.