dimanche 11 octobre 2009

Putain ça use


Ouais, ça use. La semaine dernière, après avoir mangé du pain à zime (un pote indien) au cours d'une petite communion dominicale, j'ai décidé de prendre les jambes à mon cou, et les baskets aux pieds, j'avais donc les baskets au niveau des oreilles.
Par une subtile gymnastique, j'ai baladé pendant 20 km. C'était assez long, sans musique dans les oreilles, on trouve le temps bizarrement pas court. Je me suis dit qu'en allant plus vite, je m'emmerderais moins, alors c'est ce que j'ai essayé de faire. En fait, ça a rien changé, je me suis emmerdé tout autant que mes camarades de course, qui étaient beaucoup plus pressés que moi apparemment.
A la fin, on m'a dit bravo, et j'ai récupéré un truc en feraille pour me témoigner plein de gratitude à avoir parcouru la distance. J'ai eu droit à de la compote aussi, c'est bon la compote. Après, j'ai eu les extrémités toutes bleues, ce qui est assez joli apparemment. Et puis je suis redevenu rose normal, c'est plus conventionnel, et on passe un peu moins pour un intrus.

mercredi 7 octobre 2009

Charles Antoine Léonard : anatomie d'un connard


Je l'avais pourtant bien dit, moi vivant, jamais. J'avais du dire cela à mon doigt, qui a du partir précipitamment pour ne pas être en retard au travail. L'issue n'était plus soumise à la raison, et j'ai du céder à l'intolérable déterminisme entourant la chose faible que je suis.
Le truc est arrivé, avec calme et sans aucune mauvaise intention apparente, c'est mignon. Il regarde à droite, à gauche, et a très rapidement décidé de se détendre en faisant des tractions sur tout support présentant des prises dans lequel il pourra planter ses jolies papattes. Il a sans doute plein de choses à dire, vu la fréquence de ces interjections qui ponctuent mes activités, le problème, c'est qu'il est sourd, ce qui biaise un peu les discussions (véridique, c'est assez marrant et parfois bien pratique).
Plus que tout, cette saleté poilue aime le jardinage, elle doit être issue d'une lignée de grands paysagistes. Tous les matins, c'est avec une certaine joie d'artiste convaincu qu'il me présente sa dernière oeuvre (toujours la même) intitulée "le déterrage du draceana" ... C'est super, je suis content. Mais non, regarde, c'est mignon. Oui que je réponds, avec de la mayo et des frites, ça doit être aussi mignon qu'un filet ...

samedi 19 septembre 2009

District 9


Ah, ça faisait longtemps. Je suis parti hier soir dans une salle pour regarder un film qu'il est quand même pas mal, enfin je crois, alors voilà de quoi qu'il est question.

The story
C'est l'histoire de gus assez cools qui viennent d'une autre galaxie, un peu comme capitaine Flam, et qui sont tombés en panne avec leur gros vaisseau. Tombés en rade verticale Johannesbourg, déjà que c'était compliqué il y a quelques temps entre humain, je serai un voleur si je vous disais que tout se passe bien. Comme ils sont en rade, ils peuvent pas repartir, et comme ils étaient mal en point, on leur a piqué leurs armes, rapport que comme cela, ils peuvent pas s'énerver.
Bref, les crevettes sont parquées dans le District, qu'ils appellent District 9, ce qui ferait un bon titre pour un film. Parqués comme des sardines, les crevettes doivent être déménagées dans le District 10, ce qui est pas con comme nouveau nom.
On suit tout au long du film l'histoire du gars qui supervise le déménagement, mais qui va se retrouver un peu comme l'autre dans la mouche, c'est-à-dire qu'il se transforme au cours du film en crevette, d'où l'angoisse du tournera-t-il sa carapace.

Mon avis sur la question
Filmé caméra à l'épaule, il est bon de ne pas avoir trop bouffé avant d'aller voir le merdier. Car ça bouge beaucoup, et comme c'est quand même légèrement dérangeant parce que le gars dégueule, parce qu'il se fait percer le bide et autre machin. Sinon, j'ai trouvé le film bien foutu, avec la subtile allégorie du comment que j'aime l'étranger. Sinon, les Nigérians sont des salauds, en tout cas c'est ce que dit le film.
Je déconseille quand même d'aller le voir trop tôt, rapport qu'il n'y a pas de limitation d'âge, et franchement, il y aurait moyen d'avoir une bonne génération de débile à la vue d'un tel film.

samedi 29 août 2009

Ce message, c'est pas pour les fillettes ! Parental Advisory machin truc.


Il est 3h22 (GMT+1). Les événements ont débuté à 3h03 (heure estimée car je n'avais pas tous mes sens en éveil (j'étais sauvagement englué dans l'inconsciente mélasse que j'exposais dernièrement)).
Pour moi qui regrette la fin de l'été, je ne peux que pleurer (encore et toujours) sur la fin des grosses chaleurs climatiques qui laissent la place aux ondulations corpusculaires. Voilà que l'intensité sonore redouble, une voix (masculine) semble pointer le bout de ses cordes dans l'océan vocal féminin qui suinte de mes embellies nocturnes depuis maintenant 22 minutes ... Je nourris l'espoir égoïste d'entendre le dernier râle, synonyme d'une effusion spermatique aussi réconfortante pour mes oreilles que chaude sur des corps suants ; dans ma tête, ce ne sont que des encouragements de spectateur accroché à la victoire d'une équipe par mort subite ...
Tiens, il semble que cela soit fini, mais non, ce n'était qu'une pose (là encore on appréciera le double sens stupide de mon inconsciente orthographe) à ce délicieux spectacle pour lequel je n'ai aucunement demandé une place assise (encore moins couchée). Alors que j'entends ça et là d'autres plaintes témoignant de soins réconfortants, je ne peux qu'être admiratif devant les capacités humaines déployées devant mes pavillons : en tant qu'élément de la classe dominante, je reste impressionné par la capacité de mes pairs à rester maître de leurs émotions dans ces méandres plissés accueillants. En tant qu'élément de la classe dominée, je reste impressionnée par la capacité de mes paires (super marrante celle là) à manifester tant de joie à l'égard de ces quelques centimètres s'immisçant dans des muqueuses diverses et variées.
A force de s'esclaffer, c'est l'angine qui nous guette, à force de s'esclaffer, c'est l'insomnie qui me gagne. Devant un juge, j'aurais sûrement à m'excuser de ne pas avoir l'oreille sélective et l'esprit trop florissant. Mais dans ma position de passivité, j'ai du mal à faire autre chose que tripoter un clavier.

Voilà, c'est fini (P. Bruel, parking Casino de Bondoufle, le 14 mars 1992)



J'ai regardé les quais, à cette heure aucunement indécente déjà désertés. J'ai pédalé dans le noir, sans trop savoir où aller, sans trop savoir si mon frêle destrier n'allait pas s'encastrer dans une quelconque carcasse humaine venue se réfugier sur des pavés dégueulant des résidus de chaleur accumulés dans la journée. Le voyage s'est bien passé, sans bruit, seulement quelques sirènes essayant de ramener à la vie ceux vers lesquelles elles se dirigeaient.
J'ai regardé les terrasses, encore grouillantes de sombres déjections de matière grasse dorée au soleil du midi. J'y ai vu des princesses aux jambes chocolat, hurlant leur désir de danser sur des tables en teck dressées pour regarder des culottes sordidement seules et stupides. J'ai pédalé encore et toujours, croisant des sacs de couchage et des princes aux lunettes de soleil fondues par la connerie estivale. Et je me suis rappelé que tout est terminé.
Je me suis rappelé que cet été que je conspuais avant son arrivée s'essouffle, a vomi son Paris plage au profit du cheval vapeur, réinjectant du connard à la pelle sur le bitume. C'est la fin des aisselles dégoulinantes, c'est le grand retour de l'ingratitude masturbatoire. Tout est fini de cet été sur lequel j'ai chié. Mais en fait je me suis bien plu dans cette merde. Au fond, je ne suis qu'un vulgaire coq.

jeudi 13 août 2009

Géopolitique : en Burkini fait chaud



Punaise quelle forme je tiens. Encore un autre billet doux, mais cette fois-ci, à la sauce cornichon (rapport que je suis un peu aigri). Comme vous avez pu le constater, moi, je suis très religieux. Alors évidemment, vous n'y croyez pas, et pourtant, avec mes belles photos de plage et autres, vous avez bien évidemment deviné que je suis un surfeur, un de ces surfeurs qui parcourt les océans à la recherche de la vague, ma référence c'est Point Break, et mon Dieu c'est Buddy. Je ne ferais pas l'affront de détailler les principes fondateurs de ma religion, qui demande une abnégation et une foi inébranlable.
Mais vous le comprenez bien, il m'est formellement interdit de porter tout slip de bain et autre ersatz de saloperie collante ressemblant à un boxer de seconde zone. Non, moi je ne peux m'épanouir en milieu aqueux que vêtu de mon boardshort qui est spécialement fait pour nous les surfeurs.
Dans les principes religieux, il y a bien évidemment la prière que je dois faire quotidiennement, à heure fixe et en regardant vers Hawaï (ou sinon, on peut prendre le Crotoy mais ça marche moins bien). Cette prière est obligatoirement faite dans une étendue d'eau qui doit faire au moins 25 mètres (pour prévenir tous les mécréants qui pourraient se revendiquer de la religion de Buddy dans leur bassine).
Actuellement en déplacement en région polluée, je me suis rendu à la piscine municipale. Et voilà que je me suis fait refuser l'entrée, sous prétexte que mon boardshort n'est pas hygiénique.
Ils ne savent pas à qui ils parlent, ils parlent à un adorateur de Buddy, ce sont des mécréants, et j'ai donc fait l'objet d'une honteuse discrimination religieuse. Je m'en vais donc saisir la justice de ce pas, afin de pouvoir pratiquer ma religion comme tout homme normalement constitué ...

lundi 10 août 2009

Mes rêves


Qu'est-ce que je peux être lent, passif et honteusement insouciant face aux attentes de mes lecteurs. Je reçois aujourd'hui plus de 500 lettre de fans (pas ceux de Bamby forcément) par jour, avec parfois des surprises, des culottes ou des slips sales, personnellement, je trouve cela assez dégueulasse, mais c'est un peu la rançon de la gloire. Comme vous partagez vos culottes, moi je ne dois pas être en reste, alors je vais vous raconter mon rêve de cette nuit (un parmi tant d'autres, que je n'oserais compter ici, rapport aux censeurs qui nous lisent).
Estpharnia - mon rêve :
Je suis en réunion, avec un type (dont je ne me rappelle rien) et Bernard Kouchner ... Et oui, Kouchner, même pas en rêve, sauf pour Estpharnia, et ça c'est la classe. Kouchner est à ma gauche, d'autres diraient que je suis à la droite de Jésus, moi je n'en dis rien.
Et voilà que tout d'un coup, mon voisin de gauche (Kouchner pour ceux qui ne suivent pas) se met à lécher mon pantalon (un jean très à la mode dans les années 90, un jean de marque Mazout ou Gasoil, un truc du genre). Moi je lui dis : "Bernard, enfin vous me génez". Et lui de me répondre avec son naturel adopté en conseil des ministres, "j'adore, je fais toujours ça, et cela me permet de découvrir l'histoire du jean et les traumatismes que vous avez pus avoir en le portant". J'ai pas osé lui dire que ce jean, je l'ai jamais lavé, et qu'il a écumé les soirées fraîcheurs cascades au fricoti club, un petit endroit uniquement connu par quelques personnalités triées sur le pavé, petit endroit de connaissance et de partage de spécialités parfois culinaires. Et lui de me répondre : "Bizarre, je sens que vous avez été blême en portant ce jean". Pas étonnant qu'il soit aux affaires étrangères le père Bernard. Freud doit se retourner je sais pas dans quoi, mais il doit se retourner quand même.